En 2001, je pesais plus de 180 kilos. J’ai essayé tous les régimes possibles pour perdre du poids. J’ai même travaillé avec le Dr Atkins lui-même pendant deux mois, et après m’avoir délesté de quelques milliers de dollars, ce qu’il a trouvé de mieux à faire a été de me hurler dessus d’être aussi gros.
Tous les régimes entrepris se terminaient de la même manière. Il y avait une liste complète d’aliments que je n’étais pas autorisé à manger. Je suivais le régime à la lettre. Je perdais un peu de poids en me faisant violence et grâce à ma volonté. Puis arrivait l’inévitable moment où je n’en pouvais plus et j’allais me goinfrer. Peu importait le poids perdu avec le régime, il revenait en l’affaire de quelques jours et une semaine plus tard, je pesais 2 kilos de plus qu’avant mon régime. Ce rythme d’une perte de 5 kilos suivie d’une prise de 7 kilos démarra en 1990, jusqu’à atteindre en septembre 2001 mon poids maximum de 185 kilos.
Puis il y eut un tournant majeur. Le 11 septembre, j’ai été à un cheveu de me retrouver sur le vol 93. Cette expérience m’a donné le sentiment que je vivais en sursis. J’étais ici, à me tuer pour un travail stressant et que je détestais à Wall Street et l’univers venait de me donner une seconde chance.
J’ai donc décidé de stopper une fois pour toutes les régimes montagnes russes avec la ferme intention de ne plus jamais suivre de régime. J’allais plutôt essayer de comprendre pourquoi mon corps semblait m’obliger à prendre tant de poids. J’ai décidé de découvrir ce que je pouvais faire pour qu’il veuille bien redevenir mince. Grâce à un bon niveau en biochimie acquis à l’université de Pennsylvanie, j’ai passé douze heures par jour à rechercher tout ce que je pouvais sur les hormones, les enzymes, les neurotransmetteurs et les messagers chimiques, tout ce qui entraîne une prise de poids.
J’ai appris que perdre du poids de manière durable ne revient pas à compter les calories, mais à créer pour le corps un environnement propice à la perte de poids. Le stress et les problèmes émotionnels étant source d’un environnement hormonal défavorable, il faut donc s’occuper de la question à partir d’une perspective corps-esprit. Nous avons besoin d’une approche holistique qui examine notre vie d’un point de vue psychologique et émotionnel parallèlement à ce que nous mangeons et à quel moment.
J’ai perdu 100 kilos sur une période de deux ans et demi, sans faire de régime. J’ai toujours le même poids depuis dix ans et ne suis toujours aucun régime. Je mange ce que je veux, quand je le veux.
Voici les clés de ma transformation:
1) J’ai arrêté les régimes et commencé à nourrir mon corps.
J’ai appris au travers de mes recherches que mon corps était affamé chroniquement de certains nutriments importants, comme les acides gras oméga-3, les aliments vivants et les protéines de bonne qualité. J’ai pris soin de me donner autant de vrais nutriments d’aussi bonne qualité que possible. Si je désirais des « aliments vides » comme les confiseries, les chips ou les pizzas, j’en mangeais quand je voulais, sans hésitation. J’ai perdu finalement l’envie de toutes ces « cochonneries », car mon corps a appris à préférer les aliments de bonne qualité, riches en nutriments.
2) J’ai guéri ma digestion.
J’ai découvert que l’une des raisons pour laquelle je me retrouvais dans une telle carence de nutriments était que le processus de ma digestion était compromis, j’étais donc incapable d’extraire efficacement les nutriments des aliments que j’ingurgitais. Les problèmes digestifs peuvent également entraîner une inflammation et les hormones inflammatoires mettent le corps en mode de stockage. J’ai commencé la consommation d’aliments fermentés et j’ai pris des probiotiques et des enzymes digestifs pour normaliser ma digestion.
3) Je me suis procuré une machine CPAP pour mon apnée du sommeil.
L’apnée du sommeil est une situation qui touche de nombreuses personnes en surpoids. Elle crée pour le corps un environnement hormonal qui encourage la prise de poids en occasionnant des niveaux élevés de cortisol, qui conduit à l’envie d’aliments néfastes et à une résistance à l’insuline. L’apnée du sommeil se traite facilement avec une machine CPAP. La machine envoie de l’air dans le nez et la bouche pour garder le conduit ventilatoire ouvert, ce qui permet de passer la nuit sans problèmes.