Un nouveau patch à micro-aiguilles financé par Bill Gates implante à la fois de l’ARNm et des marquages à points quantiques dans le corps

Un nouveau patch à micro-aiguilles financé par Bill Gates implante à la fois de l’ARNm et des marquages à points quantiques dans le corps

Un dispositif médical d’un genre nouveau fait couler beaucoup d’encre dans les milieux scientifiques et suscite de vives inquiétudes. Financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, un patch à micro-aiguilles est désormais capable d’administrer simultanément un vaccin à ARNm modifié et d’implanter sous la peau un marquage numérique permanent à base de points quantiques — une sorte de QR code biologique invisible à l’œil nu, mais lisible par des caméras spécialisées et décodé par intelligence artificielle.

Du prototype de 2019 à la technologie de 2025
L’histoire de ce dispositif remonte à 2019, lorsque la Fondation Gates a financé le développement de points quantiques biocompatibles dans le proche infrarouge, délivrés dans la peau par des patchs à micro-aiguilles, capables d’enregistrer le statut vaccinal d’une personne. À l’époque, la technologie se limitait à de simples motifs colorés.

Six ans plus tard, cette technologie a considérablement évolué. Une nouvelle étude financée par Gates, intitulée On-patient medical record and mRNA therapeutics using intradermal microneedles, révèle que le même patch peut désormais délivrer de l’ARNm et stocker un dossier numérique complexe directement sous la peau du patient.

Comment fonctionne le dispositif
Le patch se présente sous la forme d’un petit pansement garni d’une matrice de micro-aiguilles. Il suffit de l’appliquer sur le poignet : les aiguilles se dissolvent en quelques minutes et injectent deux charges utiles simultanément :

Un cargo d’ARNm-LNP (nanoparticules lipidiques), qui délivre les instructions génétiques pour la production de protéines, comme la protéine spike ou d’autres antigènes.
Des microparticules à points quantiques, qui inscrivent un motif binaire de données médicales dans le derme, destiné à un stockage longue durée. Lors des tests sur des porcs, le signal a conservé environ 98 % de son intégrité pendant trois mois.

Des chercheurs du Koch Institute du MIT et du Centre de virologie et de recherche vaccinale de Harvard décrivent ce patch comme un « dossier médical sur le patient » (OPMR, on-patient medical record) — un implant biométrique qui encode des informations à l’aide de points quantiques fluorescents dans le proche infrarouge, invisibles à l’œil nu mais détectables par une caméra spéciale.