Surtout, n’arrêtez jamais votre traitement du jour au lendemain

Vous venez de lire tout cela et vous êtes tenté de jeter la boîte ce soir ? Surtout pas.
Arrêter brutalement une benzodiazépine expose à un syndrome de sevrage, c’est-à-dire l’ensemble des symptômes que déclenche le corps lorsqu’on le prive d’un coup d’une substance à laquelle il s’est habitué : anxiété qui explose, insomnie pire qu’avant, tremblements et, dans les cas les plus sévères, des convulsions.
La seule bonne méthode consiste à en parler à votre médecin, qui organisera une diminution progressive des doses, étalée sur plusieurs semaines ou plusieurs mois selon votre ancienneté de traitement. C’est plus long, mais c’est la seule façon de s’en libérer sans danger.
En parallèle, les alternatives sans médicament fonctionnent mieux qu’on ne le croit :
👉 Bougez dans la journée, une activité physique régulière améliore réellement le sommeil.
👉 Limitez les siestes à moins de 30 minutes, pour ne pas grignoter votre sommeil du soir.
👉 Coupez les écrans avant le coucher, leur lumière bleue retarde l’endormissement.
👉 Soignez votre chambre : calme, fraîche et sombre. Un masque de nuit et des bouchons d’oreilles pour dormir font parfois plus d’effet qu’un comprimé.
👉 Gardez des horaires réguliers, sans café ni alcool en fin de journée.
Les médecins recommandent aussi les thérapies comportementales et cognitives, les TCC, un accompagnement bref qui aide à démonter les pensées et les habitudes qui entretiennent l’insomnie. C’est aujourd’hui le traitement de référence de l’insomnie chronique, devant les médicaments.
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Une dernière chose : cet article ne remplace pas l’avis de votre médecin, seul habilité à modifier ou arrêter un traitement en cours.