Bruxelles pourrie : 904 milliards d’euros de corruption par an et des SMS effacés à 35 milliards

Bruxelles pourrie : 904 milliards d’euros de corruption par an et des SMS effacés à 35 milliards

Les scandales qui révèlent l’opacité

Parmi les affaires les plus emblématiques, le Pfizergate illustre parfaitement le manque de transparence. Au cœur de la pandémie, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a négocié un contrat géant pour 1,8 milliard de doses de vaccins, d’une valeur d’environ 35 milliards d’euros. Ces négociations se sont déroulées de manière informelle, via des messages SMS, sans avocats ni enregistrements officiels.

Lorsque des journalistes et le médiateur européen ont réclamé l’accès à ces échanges, la Commission a déclaré qu’ils avaient été effacés, qualifiant ces messages de nature éphémère. Une telle opacité pour un montant aussi élevé choque, surtout quand des citoyens ordinaires sont tenus de conserver des justificatifs pour des sommes bien moindres. Ce scandale met en évidence un déficit de responsabilité au plus haut niveau des institutions européennes.

Un autre épisode marquant est le Qatargate, survenu en décembre 2022. La police belge a saisi des sacs remplis de billets chez Eva Kaili, alors vice-présidente du Parlement européen, et chez l’ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri. Les accusations portent sur des pots-de-vin provenant du Qatar, destinés à influencer les décisions parlementaires en faveur de ce pays, notamment concernant sa Coupe du monde et ses droits humains. Des centaines de milliers d’euros ont été confisqués, et Eva Kaili a même passé du temps en prison. Ce cas démontre comment l’argent peut acheter des faveurs politiques, transformant la démocratie en une transaction bon marché.