La mort mystérieuse de Claire Severac

La mort mystérieuse de Claire Severac

Le témoignage d’un mécanicien d’aviation

Dans son livre, Claire Séverac inclut une lettre anonyme d’un mécanicien travaillant pour une grande compagnie aérienne, basée dans un aéroport important. Ce récit expose une découverte inattendue liée à des systèmes suspects dans les avions.

Je suis un mécanicien d’aviation pour une ligne aérienne importante. Par hasard, j’ai découvert quelque chose qui ne m’était pas destiné.

Le mécanicien explique la hiérarchie dans son métier : les plus qualifiés s’occupent de l’avionique, des moteurs et des commandes de vol, suivis par ceux des systèmes hydrauliques et de climatisation. Tout en bas se trouvent ceux qui gèrent les systèmes de vidange des eaux usées, un travail évité par la plupart. Pourtant, deux ou trois volontaires s’en chargent toujours.

Les compagnies aériennes ont des accords réciproques pour les réparations. Un jour, appelé pour un problème sur un avion d’une autre compagnie, il a dû intervenir sur le système de vidange. À l’intérieur, il a remarqué des réservoirs, pompes et tuyaux supplémentaires non conformes aux plans standards. Pensant à une modification, il a réalisé qu’ils n’étaient pas connectés au système d’évacuation.

Un collègue spécialisé l’a remplacé et lui a conseillé de ne pas s’en mêler. Intrigué, il a consulté les manuels et dossiers du fabricant, sans trouver trace de cet équipement. Plus tard, inspectant un avion de sa compagnie lors d’une maintenance, il a découvert un système similaire : une boîte de commande sans inscription, reliée aux commandes de vol, avec un grand réservoir (environ 200 litres) et deux plus petits, connectés à une soupape cachée.

Les tuyaux menaient à de petits conduits se terminant dans les rebords des ailes et stabilisateurs horizontaux, dissimulés dans des tiges de décharge statique. Une sur trois était modifiée pour émettre un produit. Interrompu par un superviseur, il a été renvoyé.

Peu après, convoqué pour une réparation urgente, il a été accusé de faute grave et suspendu une semaine, sur la base d’une pièce non remplacée. Un appel anonyme l’a menacé : « Maintenant, vous savez ce qui arrive aux mécaniciens qui fourrent leur nez là où ils n’ont rien à faire. » Sa suspension a été réduite, mais des notes d’avertissement ont suivi, confirmant une surveillance.

En cherchant en ligne, il a relié cela à des théories sur les vaporisations aériennes, probablement via des camions-citernes remplissant ces réservoirs sous couvert de vidange. Programmé pour pulvériser à une certaine altitude ou au-dessus de zones spécifiques, le système reste invisible. Le mécanicien exprime sa peur et sa culpabilité, appelant à ouvrir les yeux sur ces pratiques potentiellement toxiques.

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