
On s’attendait à entendre parler de superaliments, de routine sportive ou de tisane miracle. Mais quand Ethel Caterham, doyenne officielle de l’humanité à 116 ans, a dévoilé son secret de longévité, tout le monde a été pris de court. Cette Britannique hors du commun, reconnue par le Guinness World Records, n’a pas suivi de protocole particulier. Son approche de la vie est bien plus simple — et bien plus inspirante — que ce qu’on aurait pu imaginer.
Une vie qui traverse l’histoire
Née le 21 août 1909 à Shipton Bellinger, dans le Hampshire, Ethel a grandi en Angleterre, deuxième benjamine d’une fratrie de huit enfants. Elle a traversé des époques qui semblent aujourd’hui appartenir aux livres d’histoire : le naufrage du Titanic, deux guerres mondiales, le premier pas sur la Lune, la chute du Mur de Berlin, et même l’arrivée de TikTok dans nos vies. Autant dire qu’elle en a vu des choses.
La longévité semble d’ailleurs courir dans sa famille : l’une de ses sœurs, Gladys, a elle-même vécu jusqu’à 104 ans.
Dès 18 ans, Ethel avait déjà l’âme aventurière. Elle s’envole pour l’Inde britannique comme jeune fille au pair pour une famille militaire, découvrant un mélange fascinant de traditions britanniques et indiennes. Elle y passe quatre années avant de rentrer en Angleterre, où elle rencontre Norman Caterham, major de l’armée britannique, lors d’un dîner en 1931. Ils se marient deux ans plus tard à la cathédrale de Salisbury.
Une femme libre et résolument indépendante
Le couple mène une vie mouvementée, entre Hong Kong — où Ethel fonde une crèche pour enfants britanniques et locaux — et Gibraltar, avant de s’installer définitivement dans le Surrey. Ensemble, ils élèvent deux filles. Norman décède en 1976, mais Ethel continue d’avancer.
Et elle avance à son propre rythme, jusqu’au bout. Elle conduit sa voiture jusqu’à 97 ans. Elle joue au bridge bien après ses 100 ans. Indépendante, curieuse, vive. En 2020, à 110 ans, elle contracte la Covid-19 et s’en remet complètement. Une résistance qui force l’admiration.