À l’issue de ce panel, le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. a déclaré qu’il était impératif de faire mieux, soulignant que le sevrage des ISRS est souvent plus difficile que celui de l’héroïne. Il a annoncé un effort national multi-agences visant à éduquer les prestataires de soins sur les dangers de ces médicaments, à fournir des alternatives non pharmaceutiques pour la santé mentale, et surtout, à former et rémunérer les médecins pour qu’ils accompagnent correctement leurs patients dans l’arrêt progressif de ces antidépresseurs.
Cette initiative est historique car elle va à l’encontre du fondement même du système médical actuel : son objectif ultime est de diminuer plutôt que d’augmenter les ventes de produits pharmaceutiques. C’est la première fois de mémoire récente qu’une initiative fédérale de santé vise à aider les patients à se sevrer d’une classe majeure de médicaments.
L’inertie des institutions face au changement
La plupart des institutions suivent une trajectoire similaire : innovantes à leurs débuts, elles finissent par se concentrer uniquement sur le maintien de leur statut et de leurs revenus. Le but n’est plus de résoudre un problème, mais de fournir un « service indispensable » en gérant perpétuellement ce problème.
C’est pourquoi tant de patients se retrouvent sous traitements à vie qui provoquent des effets secondaires de plus en plus graves avec l’âge. Les institutions protègent leurs propres intérêts avant de protéger la vérité. Ce phénomène a été tragiquement illustré par le passé avec les blessures causées aux militaires par les vaccins expérimentaux contre l’anthrax, où l’institution a préféré nier les faits plutôt que de remettre en question ses protocoles.
Bien que les incitations financières soient le moteur le plus évident de cette dérive, la complaisance humaine joue un rôle tout aussi central. La plupart des gens préfèrent maîtriser une routine confortable et être payés pour cela, plutôt que d’affronter l’incertitude constante requise pour résoudre de véritables problèmes complexes à la racine.
C’est pourquoi les thérapies naturelles, peu coûteuses et non brevetables (qui visent souvent à traiter la cause profonde d’une maladie plutôt qu’à en masquer les symptômes de surface), rencontrent tant de résistance. Face à ce système verrouillé, l’approche hybride proposée récemment par les autorités sanitaires — fournir aux médecins un cadre sûr et soutenu pour rompre avec le moule existant et utiliser des méthodes de sevrage et des alternatives — offre un espoir sans précédent de réformer la médecine de l’intérieur.