Le père qui a tué le violeur de sa fille de 14 ans voit les poursuites pour meurtre abandonnées à la suite d’une erreur de la police.

Le père qui a tué le violeur de sa fille de 14 ans voit les poursuites pour meurtre abandonnées à la suite d’une erreur de la police.

Une preuve potentiellement décisive disparaît

 

L’un des éléments les plus importants de l’enquête concernait une caméra embarquée installée dans le véhicule de Fosler. Les enquêteurs pensaient qu’elle pouvait avoir enregistré tout ou partie de l’incident.

Or, cette preuve s’est retrouvée au centre d’un incroyable imbroglio.

D’après les documents judiciaires, l’appareil a bien été récupéré sur les lieux par un enquêteur du bureau du shérif. Cependant, celui-ci n’aurait pas suivi la procédure habituelle de conservation des preuves. Au lieu d’être immédiatement placé dans l’espace sécurisé prévu à cet effet, l’équipement aurait été conservé dans son bureau pendant une longue période.

Entre-temps, la batterie s’est déchargée, entraînant la perte de certains paramètres de l’appareil. Plus problématique encore, lorsque la caméra a finalement été transmise aux experts chargés de son analyse, la carte mémoire présente lors de sa récupération avait disparu.

Une situation particulièrement sensible, car les images et les enregistrements audio auraient pu éclairer avec précision le déroulement de la confrontation. Cette preuve clé ne pouvait pas être remplacée ni reconstituée par d’autres moyens, selon la défense.

Le juge met fin aux poursuites

 

Face à cette disparition, les avocats d’Aaron Spencer ont soutenu que les enregistrements manquants pouvaient contenir des éléments favorables à leur client.

Après examen du dossier, le juge Ralph Wilson Jr. a estimé que les manquements constatés dans la gestion de cette preuve étaient suffisamment graves pour compromettre l’équité de la procédure.

Dans sa décision rendue le 4 juin 2026, il a considéré que la conduite des forces de l’ordre justifiait l’abandon des poursuites engagées contre Aaron Spencer, qualifiant cette mesure d’exceptionnelle mais nécessaire au regard des circonstances.

Cette décision met donc un terme à l’affaire pénale, sans qu’un procès n’ait lieu.