Le sac plastique qui cachait toute une vie
Simone avait vingt-cinq ans quand le cancer a emporté son père, huit mois après le diagnostic. Après les funérailles, l’avocat lui a remis un vieux sac plastique fermé d’un double nœud, avec une note écrite de la main de son père :
* »Ma petite coccinelle, j’espère que tu me pardonneras quand tu verras ce qu’il y a à l’intérieur. »*
Dans le sac : une photo de sa mère — plus âgée, les cheveux courts, entourée d’un mari et de deux enfants. Des cartes d’anniversaire envoyées chaque année à son père, parlant d’elle à la troisième personne, comme si elle appartenait à quelqu’un d’autre. Et des chèques de scolarité. Des dizaines. Signés par son père, après la disparition de sa mère.
Il avait quitté l’université pour l’élever. Et payé les études de la femme qui les avait abandonnées.