Retraite militaire : conditions, cotisation et taux plein

Retraite militaire : conditions, cotisation et taux plein

La retraite des militaires fonctionne selon des règles particulières, différentes de celles appliquées aux salariés du secteur privé.

En tant qu’agents de l’État, les militaires relèvent d’un régime spécifique, directement géré par le service des retraites de l’État. Ce système fait partie des régimes spéciaux et tient compte des contraintes propres aux carrières militaires.

La retraite des militaires : un régime spécial de l’État
Comme pour les fonctionnaires, le financement de la retraite des militaires repose sur deux principales sources : une cotisation salariale et une contribution versée par l’État employeur.

Une cotisation salariale
Depuis 2010, la part payée par le militaire pour sa retraite augmente progressivement. L’objectif est de rapprocher son niveau de cotisation de celui appliqué aux salariés du régime général.

En 2023, cette cotisation salariale s’élève à 11,10 %.

Une contribution de l’État
De son côté, l’État verse une contribution employeur importante. En 2023, celle-ci représente 126,07 % de la rémunération brute. Ce taux, stable depuis 2013, peut toutefois être ajusté afin de tenir compte de l’évolution du nombre de départs à la retraite.

Les gendarmes sont soumis à une surcotisation de 2,20 %. Celle-ci s’explique par la prise en compte de l’indemnité de sujétions spéciales de police, une prime qui entre dans le calcul de leur pension, dans la limite de 26 % du traitement.

Quelles caisses gèrent la retraite des militaires ?
La retraite militaire concerne les membres des armées ainsi qu’une partie du personnel dépendant du ministère des Armées. Les militaires sont affiliés à plusieurs organismes selon la nature de leurs droits.

Le Service des Retraites de l’État (SRE), pour la retraite de base.
La Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), pour le régime complémentaire.
La Retraite Mutualiste du Combattant (RMC), réservée aux combattants, anciens combattants et victimes de guerre titulaires de la carte du combattant ou du titre de reconnaissance de la Nation.
📚 À lire aussi : Ils sont venus pour la maison, pas pour moi… Alors j’ai décidé de leur donner une leçon qu’ils ne sont pas près d’oublierÀ quel âge un militaire peut-il partir à la retraite ?
Les conditions de départ à la retraite des militaires sont très différentes de celles des autres régimes. Il n’existe pas toujours un âge fixe de départ. Le critère principal reste la durée minimale de service accomplie.

Selon leur situation, les militaires peuvent demander la liquidation de leur pension entre 52 et 64 ans.

Des durées minimales de service
Depuis 2015, les durées minimales de service sont les suivantes :

27 ans de service pour les officiers ;
20 ans de service pour les officiers sous contrat ;
17 ans de service pour les non-officiers.
Comment est calculée la pension militaire ?
Le calcul de la pension des militaires se rapproche de celui appliqué aux fonctionnaires civils. Il prend notamment en compte la solde perç

Le montant final dépend donc de la durée de service, du nombre de trimestres validés et de la situation du militaire au moment de son départ.

Un calcul qui varie selon les corps de métier
La retraite à taux plein dépend aussi des limites d’âge propres à chaque catégorie de militaires. Ces limites peuvent varier selon que le militaire appartient à l’armée de terre, à l’armée de l’air, à la marine ou encore à la gendarmerie.

Depuis 2015, ces limites d’âge s’échelonnent généralement entre 47 et 67 ans selon les corps et les fonctions exercées. Il ne faut toutefois pas confondre cette limite d’âge avec l’âge minimal possible de départ à la retraite.

📚 À lire aussi : Nostradamus a prédit une fin d’année “catastrophique” avec une nouvelle pandémie avant la fin de 2025
Comment bénéficier d’une retraite militaire à taux plein ?
Deux situations principales permettent à un Le taux plein est accordé à partir de la limite d’âge, ou avant celle-ci si la durée totale de cotisation est suffisante. Cette durée varie généralement entre 160 et 172 trimestres selon l’année de naissance.

Des bonifications peuvent également être ajoutées. Elles concernent notamment les enfants, certaines campagnes militaires ou encore des opérations aériennes ou sous-marines.

Les militaires peuvent aussi bénéficier d’une bonification correspondant à un cinquième de la durée totale de service au-delà de 17 années de service, dans la limite de cinq ans.

Lorsque le départ intervient avant 52 ans
Si le militaire part avant 52 ans, ou si sa limite d’âge est inférieure à 57 ans, les conditions changent.

Les officiers doivent totaliser 29,5 années de service, soit 118 trimestres.
Les non-officiers doivent totaliser 19,5 années de service, soit 78 trimestres.
Décote et surcote : quelles règles ?
Comme dans d’autres régimes de retraite, la pension militaire peut être réduite ou augmentée selon la situation du militaire au moment de son départ.

Si le militaire part à 52 ans ou plus alors que sa limite d’âge est d’au moins 57 ans, une décote de 1,25 % par trimestre manquant peut s’appliquer, dans la limite de 20 trimestres.

À l’inverse, une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire peut être accordée lorsque le militaire dépasse à la fois l’âge minimal requis et la durée d’assurance nécessaire.

Pour les départs plus précoces, une décote peut également s’appliquer si le départ intervient entre 25 et 27,5 ans de service pour les officiers, ou entre 15 et 17,5 années de service pour les non-officiers.

📚 À lire aussi : Ils sont venus pour la maison, pas pour moi… Alors j’ai décidé de leur donner une leçon qu’ils ne sont pas près d’oublierLe service militaire compte-t-il pour la retraite ?
Oui, le service militaire peut être pris en compte dans le calcul de la retraite. En règle générale, un trimestre est validé pour 90 jours d’incorporation.

La validation est effectuée par le régime de retraite de base auquel la personne a été affiliée après son service militaire.