Pourquoi certaines personnes vivent dans le désordre et accumulent des objets : un psychologue révèle ce que cela signifie

Pourquoi certaines personnes vivent dans le désordre et accumulent des objets : un psychologue révèle ce que cela signifie
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Vous avez un proche dont la maison est tellement encombrée qu’on ne peut plus y circuler ?

Des piles de journaux, des sacs d’objets jamais ouverts, des cartons qui s’entassent depuis des années ?

L’entourage pense souvent : “Il est paresseux”, “Elle manque de volonté”, “Il devrait faire un effort”.

Mais la réalité est tout autre. Ce comportement s’appelle le syndrome de Diogène, et c’est un trouble psychologique bien réel.

Ce n’est pas de la négligence, mais un mécanisme de défense inconscient, souvent lié à un traumatisme passé.

Voici ce que révèlent les psychologues sur ce trouble méconnu et comment aider vraiment un proche qui en souffre :

Syndrome de Diogène : qu’est-ce que c’est vraiment ?

 

Le syndrome de Diogène est un trouble psychologique qui pousse à accumuler compulsivement des objets, au point de transformer son logement en espace invivable.

Les comportements typiques :

  • Accumulation massive d’objets : journaux, emballages, vieux vêtements, objets cassés, déchets
  • Maison encombrée au point d’être insalubre : impossible de circuler dans certaines pièces
  • Isolement social complet : la personne n’invite plus personne, évite les visites
  • Négligence de l’hygiène personnelle dans les cas sévères
  • Refus total de jeter quoi que ce soit

Ce que ce n’est PAS :

  • Ce n’est pas de la paresse
  • Ce n’est pas un manque de volonté
  • Ce n’est pas un choix conscient
  • Ce n’est pas forcément lié à une maladie mentale (50% des personnes concernées ne présentent aucune pathologie psychiatrique identifiée)

Qui est concerné :

Le syndrome touche principalement les personnes âgées, mais pas uniquement. Il peut apparaître à tout âge, chez les hommes comme chez les femmes, dans toutes les classes sociales. Il a été identifié pour la première fois en 1975 par la gériatre américaine Allison N. Clark.